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Poulet rôti du printemps




Aujourd'hui c'est une recette simple que j'ai envie de partager avec vous, d'une extrême simplicité mais dont les ingrédients doivent être de bonne qualité pour donner le meilleur d'eux-mêmes. Un poulet, quelques petits légumes du printemps à savoir l'oignon nouveau, les tomates cerises en grappes, du citron jaune, du romarin, du thym, des pommes de terre. J'ajoute à cela un peu d'épices comme le gingembre, le poivre noir et le poivre vert, du sel, de l'ail en chemise et un généreux filet l'huile d'olive. Et hop au four sans avoir à surveiller le plat, il est prêt dès que l'odeur envahit la maison et que l'etomac crie famine !
Ce que j'ai envie également de partager avec vous c'est cette astuce de couvrir l'ensemble de papier de cuisson mouillé. C'est plus sain, pratique et efficace que du papier aluminium. Cette astuce est adoptée dans ma cuisine dès qu'il s'agit de rôtir des légumes, du poisons ou de la viande dans mon four. 




Je n'ai pas eu le temps de prendre la photo après cuisson, car tout le monde était affamé et la tablée ne pouvait attendre :)
1 poulet Label rouge de 1.5kg
10 petites pommes de terre
1 bottes d'oignon nouveau rouges
2 belles grappes de tomates cerises
4 gousses d'ail
4 brins de romarin frais
2 brins de thym frais
2 lauriers
1 citron jaune non traité
1 c. à café de gingembre moulu
Poivre noir du moulin
Poivre vert du moulin 
Sel
Filet d'huile d'olive
Peler les pommes de terre un coup sur deux, puis couper en deux dans le sens de la largeur.
Retirer la première pellicule des oignons puis couper en deux dans le sens de la longueur.
Tailler le citron en quartier.
Laisser l'ail en chemise ainsi que les tomates.
Mélanger l'ensemble dans un plat allant au four. Le plat doit être assez large pour permettre une cuisson homogène.
Dans un bol, mélanger les épices et l'huile d'olive. verser sur la préparation.
Prendre un papier sulfurisé de la taille du plat, le mouiller, l'essorer sans trop insister.
Couvrir le poulet et enfourner 1h à 200°, à mi cuisson, remouiller le papier.
Retirer le papier et poursuivre 30 min en retournant le poulet 2 fois.


Salade de Gambos à l'Antillaise



Direction les Antilles pour une salade bien verte servie généralement en entée ou en accompagnement de grillades. Bien que ce légume rime avec printemps et chaleur, il est issue d'une plante annuelle et se consomme à toutes les saisons, en Afrique, en Amérique du Sud et aux Caraïbes.
Ma maman le préparait souvent avec de la tomate, l'oignon, le poivron, la coriandre, le Rass El Hanout, le citron, l'origan, l'ail ... ils forment une fusion vraiment savoureuse que ce soit en entrée ou en tajine.
Le Gambo fait partie des grandes cuisines Créoles, Africaines, Egyptienne, Chinoise, Indienne et même dans la cuisine Louisianne. Il se consomme aussi bien cru que cuit pour un effet gélatineux et liant très appércié (enfin, pour les amateurs de ce légume).
 
Pour 4 personnes
Temps de préparation : 20 min
Temps de cuisson : 10 min
400 g de gambos
1 botte de cives (dit oignons payé)*
Quelques brins de thym frais ou séché
2 gousses d'ail
1/2 piment antillais (ou moins selon la force et le goût)
6 c. à soupe d'huile
2 c. à soupe de vinaigre
Sel et poivre
*Remplacez les cives par de la ciboule.
Rincer les gambos et faire une entaille de chaque côté dans le sens de la longueur.
Plonger dans une casserole d'eau avec 4 brins des cives juste pelées , le thym et un peu de sel.
Faire cuire sur feu moyen à peine 10 min sans dépasser 12 min.
Egoutter et dresser sur une assiette.
Dans un bol, mélanger l'huile, le vinaigre, l'ail pilé, le reste de cives émincés, le piment taillé finement. Saler, poivrer et fouetter à l'aide d'une fourchette. Ralonger avec un peu d'eau tiéde.
Verser sur les gambos tièdes et servir ainsi.



Accras de morue : histoire, astuces et conseils



Les acras sont avec le boudin créole un des mets de la gastronomie antillaise les plus connus. Ici, je ne vais pas vous parler des acras Portugais (à base de pommes de terre), ni des Acajarés Brésiliens de la région de Bahia (à base de farine de pois-chiche), ni des Ocra à Cuba, ni d'autres sortes de beignets pouvant porter le même nom, je vais vous parler des acras antillais appelés également "marinades" en Martinique. Mais on peut raisonnablement penser que le mot "marinade" ait été écarté pour éviter une possible confsion avec son usage dans la cuisine française, à savoir un mélange de vin, de vianigre salé et épicé dans lequel ont fait macérer du poisson ou de la viande avant cuisson.
L'origine Africaine du mot acra est établie, il signifie beignet de légumes dans la langue éwé du Dahomey mais on ne sait pas à quel moment l'habitude fut prise de varier les beignets en ajoutant la morue ou autre ingrédient autre que les légumes. La version à la morue, acras de morue, portait auparavent le nom de "Lozi", qui signifie dans la langue Dahoméenne, "Oeil de caïman", terme très utilisé par les anciens et qui a disparu dans les années 60.
Dans la première moitié du 20e siècle, les accras constituaient avec le pain le petit déjeuner des travailleurs martiniquais. Les accras étaient vendus par des marchands ambulants. Jusque dans les années 70 et même à ce jour, les accras étaient proposés au dîner.
De nos jour, les acras sont à base d'ingrédients plus nobles tels que la langouste, les oursins... un genre gastronomique créole qui a délaissé le petit déjeuner des ouvriers pour des notes de noblesse. Mais certaines familles, celles qui pratiquent le jeûne, consomment des accras aux légumes au vendredi saint : des acras au giraumon sorte de potiron), à la carotte et au chou caraïbe, une manière d'honorer l'acras traditionnel.
Pour finir, j'ai envie de vous raconter une jolie histoire, celle de Ti-Jean la fortune, c'est le récit d'un jeune garçon, pauvre qui ne peut compter que sur son intelligence pour avoir un bel avenir, et ce grâce à un acra durant la période de la famine :
Une mère meurt si pauvre que chacun de ses deux fils ne reçoit en héritage qu'un acra. L'aîné mange le sien et Ti-Jean garde le sien et part en voyage. Il arrive à une maison où on lui accorde l'hospitalité, il annonce qu'il possède un acra huileux et qu'il ne peut dormir que dans un poulailler. Lendemain l'acra a été naturellement dévoré, Ti-Jean exige en échange le plus gros coq. Il continue son voyage et demande l'hospitalité d'une grande maison, grâce au même subterfuge, il réussit à échanger le coq contre un mouton. A la prochaine halte nocturne, il réussit à obtenir un boeuf, et ainsi de suite jusqu'à ce qu'il arrive à obtenir un grand château.  



Mintenant, à nous la recette, celle que je réussis à tous les coups et je vous assure que vous y arriverez bien en suivant mes conseils :
- La pâte se prépare à l'avance, au moins 4h et idéalement 12h, soit la veille. Si vous la préparez le jour même, gardez la à température ambiante pour avoir une bonne levée. 
- Contrairement aux idées reçus et à certaines recettes, ce n'est pas très gras même si c'est de la friture. Utilisez une bonne huile type Arachide, changez la régulièrement, chauffez la à bonne température, et faire égoutter sur du papier absorbant. 
- La pâte doit être collante, légèrement liquide mais consistante pour avoir une tendre mie, si la pâte est trop épaisse votre mie le sera aussi. Cependant elle ne doit pas être top lisse. 
- Côté épices et arômates, restons authentiques : ail pilé, poivre noir moulu, cives ou ciboulette ou persil, et du piment voire beaucoup de piment car il a tendance à s'estomper durant la cuisson. Les anciens mettaient du "thym pays", une sorte d'herbe à la feuille velours comme la sauge mais à la saveur du thym. 
- Et enfin, bien déssaler la morue et l'attendrir.
Côté variantes :
- Aux légumes : carottes, giraumon (potiron), malanga ...
- Aux crevettes, à l'oursin, au thon, aux chaubettes (coquillages), aux Titiri (je vous en parlerais dans un autre billet).
- La morue...
Autres variantes de préparations concernent l'ajout de blancs d'oeufs montés en neige, ce que je ne fais pas. J'y ajouet un seul oeuf pour donner de la consistance et du liant, alors que certains n'en mettent pas. Idem pour le liquide qui sert à diluer, certains y mettent du lait, d'autres de l'eau ou simplement l'eau de cuisson de l'ingrédient de base comme pour les chaubettes par exemple. 




150 g de morue
250 g de farine
2 verres de lait ou d'eau
1 bouquet de cives dit oignon pays
Quelques feuilles de persil
1/2 sachet de levure chimique ou 1/2 c. à café de bicarbonate de soude
3 gousses d'ail
1 piment antillais
1 oeuf
Sel, poivre
Bain d'huile
Désaler la morue en la plongeant dans de l'eau frémissante, changer l'eau 2 à 3 fois.
Retirer et émietter en "chiquetailleé, c'est à dire très finement et débarassée des arrêtes.
Dans un saladier, mettre les cives et le persil méincé, ajouter l'ail pilé, le piment émincé sans les graines.
Ajouter la farine, la levure, le sel et le poivre, mélanger puis ajouter la morue et l'oeuf.
Verser le lait petit à petit pour avoir une pâte homogène.
Couvrir et laisser lever au moins 4h.
Faire chauffer l'huile sans qu'elle ne soit fumante.
A l'aide de deux cuillères à café, prélevr la pâte uis enrouler en une quenelle (à l'aide des deux cuillères), plonger dans l'huile. 
L'acras remonte en surface et prend une couleur dorée, retourner délicateent à l'aide d'une fourchette, retirer et égoutter.
Servir en apéro avec des pics ou en entrée avec des crudités.






Poulet aigre doux à l'Indienne



Je me demande si j'ai pas trouvé là ma recette préférée. Du poulet en sauce épaisse, relevée, épicée et crémeuse pour accompagner du riz basmti d'excellente qualité (le fameux TILDA) et en saucer l'assiette avec du pain indien.
A la maison, nous sommes amateurs de poulet, de toute catégorie. Alors notre menu de la semaine se voit parfois varié en cuisinant la même volaille : le lundi il se veut marocain en version tajine avec des légumes, le mardi je pourrais faire griller un blanc de poulet mariné dans des épices, le mercredi serait en tarte avec une petite salade, le jeudi se voit sauté avec des nouilles dans un esprit asiatique, le vendredi serait en fricasé comme aux Antilles, le samedi relevé en curry épais et le dimanche en version couscous !! Mais rassurez-vous, ce n'est qu'un menu imaginaire parce que comme vous, je manque de temps et je ne fais pas de grands plats tous les jours ! Alors ce poulet n'est pas la seule star de mon menu de la semaine, mais quand je déguste un tel plat je ne peux que rêver d'en manger tous les jours.   



Pour 4 personnes
Temps de préparation : 20 min
Temps de cuison : 35 min
1 poulet désossé, en petits morceaux et sans la peau
2 oignons
2 c. à soupe de chutney à la mangue (salé-acide)
3 c. à soupe de concentré de tomates
2 c. à café de mélange Garam masala
2 c. à soupe de yaourt épais (à la Greque)
1 c. à café de piment en poudre
1 c. à café de gingembre pilé
1 c. à café d'ail pilé
1 bâton de cannelle
1 c. à café de sucre jaggery (ou sucre roux)
1 c. à café de ghee ou d'huile
Feuilles de coriandre
Dans un wok à fond épais, faire chauffer le ghee ou l'huile.
Y faire suer l'oigon émincé, l'ail et le gingembre pilés.
Ajouter le poulet, la cannelle, le Garam Masala, le sel, le piment, le sucre puis faire dorer quelques minutes.
Incorporer le concentré de tomates et le chutney de mangues. Poursuivre la cuisson 5 min puis arroser d'environ 150 ml d'eau. Laisser cuire à feu moyen environ 20 min jusqu'à ce que le poulet soit tendre.
Epaissir avec le yaourt et faire cuire 2 min de plus.
Accompagner de quelques feuilles de coriandre .




Je suis une bloggueuse indigne, par ce que je vous fais saliver avec ce billet alors que je suis loin, en vacances, en voyage en Crète, île des Dieux et de l'Amour. Je serais donc absente pour quelques jours mais je reviendrais avec beaucoup d'amour à partager.